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«Je vous en supplie, ne m’oubliez pas!» Signé: le clitoris

Contrairement à tout ce que les films porno démontrent, l’organe de prédilection du plaisir chez la femme n’est pas le vagin, mais le clitoris. Il est le seul organe de l’anatomie féminine dont l’unique fonction est le plaisir. Sa taille et sa forme sont variables d’une femme à l’autre et s’il est bien stimulé, il peut conduire la femme à l’orgasme. Donc, les vidéos où les gars martèlent les filles répétitivement et parfois tellement rapidement… Ils ne représentent pas ce que les filles aiment ni ce qu’elles ont besoin pour avoir du plaisir !

Anatomie du clitoris

s1303i1Le clitoris est beaucoup moins visible que le pénis. Il est nécessaire d’écarter les petites lèvres pour le découvrir sous son capuchon (ou prépuce). Il est semblable au pénis puisqu’il se gorge de sang pour entrer en érection lorsque la fille est excitée.

En érection, sa longueur peut atteindre jusqu’à 3 cm alors qu’il mesure en moyenne 2,5 cm de long et 0,6 cm de diamètre à l’état de repos.

Sachez qu’il y a autant de terminaisons nerveuses (capteurs de plaisir) dans un clitoris que sur un pénis tout entier! Il est donc très sensible au toucher. Il peut arriver que certaines filles aient du mal à supporter un contact direct sur celui-ci. Elles peuvent préférer des caresses manuelles au travers du capuchon du clitoris, c’est beaucoup moins direct. Chaque fille est différente et ce que l’une peut aimer en matière de caresses clitoridiennes ne plaira pas forcement à une autre. La solution pour tout cela est de lui demander tout simplement ce qu’elle préfère !

N.B. Pour ceux qui maîtrise l’anglais, ma sexologue en devenir préférée vous expliquera tout cela bien mieux que moi dans la vidéo suivante:

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La déroute des féministes

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Comme vous le savez certainement, les réseaux sociaux parlent depuis quelques jours de «la fameuse pub sexiste de la SAQ» et des collants qui y ont été apposés par un groupe de féministes la dénonçant.

J’inviterais les féministes à réviser leur choix de bataille. Dénoncer une pub que je trouve assez jolie et à propos avec l’hiver que l’on vient de traverser, me semble complètement «à côté de la plaque».

Je proposerais plutôt aux féministes de regarder dans les magazines d’aujourd’hui, les publicités de produits de beauté,  de jeans ou de bière ou de regarder quelques videoclips… Vous y trouverez suffisamment de matériel où l’on réduit la femme à un objet de désir, un objet de consommation. De l’hypersexualisation à son «meilleur».

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J’inviterais plutôt les féministes d’aujourd’hui ainsi que toutes les femmes, à dénoncer la culture pornographique qui s’immisce, sournoisement et sûrement, dans toute les sphères de notre vie.  Non seulement la pornographie est partout, mais elle est banalisée en plus. Elle transforme peu à peu le rapport égalitaire que nous avons ont tant travaillé à obtenir.

J’observe semaine après semaine les impacts de cette pornographisation des codes sociaux auprès de ma jeune clientèle féminine. Je suis désolée de constater  la misère sexuelle de plusieurs jeunes femmes qui s’exigent aujourd’hui de plaire à leurs hommes au prix de leur propre plaisir… Aujourd’hui, les jeunes femmes sont au prise avec le dictat de «soit sexy, fais bander et tu existeras». Je suis souvent troublée d’entendre certaines jeunes femmes me dirent qu’elles ont peu de désir, sont incapables d’orgasme, mais pratiquent les relations anales. Ou celles qui se sentent obligées de faire l’amour à une femme avec leur copain pour s’assurer l’amour de ce dernier…

La culture du viol chez les jeunes hommes constitue aussi une des conséquences de l’omniprésence de la pornographie et de sa banalisation. Nos jeunes construisent actuellement leur fantasmatique en ayant accès à des scénarios dangereux et dégradants pour les femmes, où l’homme décide et la femme se soumet. Non seulement la femme se soumet-elle à toutes sortes de violences, mais elle les savoure et en redemande! Comment voulez-vous que les jeunes hommes en plein développement, en pleine recherche identitaire sur «c’est quoi un homme, un vrai» soient capables de faire la part des choses…

Alors à tous les dénonciateurs de la pub SAQ dont Québec Solidaire… Petit conseil…Branchez-vous sur le net un peu pour voir…Et dénoncez donc auprès du gouvernement l’absence de cours d’éducation sexuelle auprès de nos adultes en devenir. Peut-être aurons-nous la chance de permettre à ces jeunes de développer un regard critique sur toute cette merde qu’on leur vend et dont on veut les rendre dépendants!

Ce qui est bon pour minou, est bon pour pitou : Même justice pour les femmes qui abusent sexuellement des adolescents

Selon une série d’articles de Christiane Desjardins paru dans La Presse depuis le 30 août 2011, une enseignante de l’école secondaire de Rosemère, qui avait à l’époque 32 ans, aurait agressé sexuellement un de ses élèves alors âgé de 15 ans. Selon les informations dévoilées en cour, cette enseignante aurait eu plus de deux cent relations sexuelles avec cet élève entre 2002 et 2004. Il a décidé de porter plainte en 2008, suite à une psychothérapie.

J’entends toutes sortes d’idées préconçues sur les abus sexuels commis par des femmes, sur des adolescents :

  • Il a certainement aimé ça
  • Est-ce vraiment un abus ?
  • De quoi se plaint-il, j’aurais aimé être initié par une femme d’expérience !
  • Elle devait être perturbée, très seule ou dépressive
  • Elle devait l’aimer pour agir ainsi
  • Leur amour était plus fort que la raison

Qu’on se le dise une fois pour toutes. Un abus sexuel sur un mineur, qu’il soit commis par un homme ou par une femme, c’est un ABUS ! C’est un abus de confiance et d’autorité que d’entreprendre une relation de cet ordre avec un mineur, même si on est une femme !  J’en ai assez qu’on minimise la responsabilité des femmes dans les crimes en lien avec les enfants. Je déplore cette mentalité de la femme, cette sacro-sainte qu’on ne peut toucher lorsqu’il s’agit des enfants. Ou bien, la mentalité qu’une femme ne peut agir ainsi que par amour, lorsqu’il s’agit d’abus sexuel. Il existe bel et bien des femmes abusives  et inadéquates avec les enfants. Ce qui est bon pour minou, est aussi bon pour pitou. Pour les mêmes gestes, les femmes devraient avoir le même traitement en justice que celui des hommes. J’en ai assez aussi qu’on minimise l’impact des abus sexuels chez les garçons lorsqu’ils sont en plein éveil sexuel.  Les adolescents sont en cours de développement, donc vulnérables. Les garçons ont eux aussi, des conséquences négatives à l’abus sexuel. Ils vivent souvent avec un sentiment de trahison, avec la colère, la tristesse, la confusion, la honte, la culpabilité ainsi que la méfiance. À ceux qui banalisent la situation, si c’était votre garçon qui traversait cette situation, auriez-vous la même façon de voir ?

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201109/02/01-4431079-proces-de-tania-pontbriand-apres-la-passion-le-desespoir.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4430063_article_POS1


Qui suis-je ?

Je m'appelle Marie-Josée Drouin et je suis sexologue, psychothérapeute auprès de couples et d'adultes depuis 18 ans.